L'industrie Extraction de graviers à Grigny (69) © MDFR / Le couloir de la chimie en aval de Lyon (69) © MDFR

L'industrie

Depuis l’essor de l’artisanat à la fin du Moyen-Age, relayé aux siècles suivants par l’industrie, les fleuves sont étroitement associés aux sites de production. Ainsi l’industrie s’est implantée le long du Rhône et de ses affluents, pour utiliser l’eau dans les procédés mis en œuvre et bénéficier de l’énergie hydraulique.

Une activité industrielle ancienne

A l’aube de la Révolution française, on trouve déjà l’industrie du verre à Givors (près de Lyon) avec la Verrerie Royale et les Nouvelles Verreries. Dès 1749, on y utilise le fleuve pour l’acheminement des matières premières et des produits finis.

Au XIXe siècle, ce sont des fours à chaux qui s’égrènent le long du fleuve près des carrières d’extraction de calcaire à la Roche du Glun, à Saint Vallier et à Chamaret (Drôme), à Poleymieux et Dommartin (Rhône) ou encore à Cons Sainte Colombe (Haute Savoie). Quant au Rhône, il fournit l’eau utilisée pour refroidir la chaux et servait également à son transport.

C’est également au XIXe siècle que se développe l’industrie de la métallurgie qui met à profit le fleuve : Givors (Rhône), La Voulte sur Rhône (Ardèche) ou Chasse sur Rhône (Isère) voient leur paysage marqué par les hauts-fourneaux servant à produire de la fonte.

On trouve également du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle des tanneries, des chapelleries mais aussi les teintureries qui ont besoin de grandes quantités d’eau pour le lavage, la teinture et le rinçage des tissus.

Les carrières

Les rives du Rhône comportent de nombreux sites propices à l’extraction de sables, de graviers et en moindre mesure de roches calcaires et éruptives. Ces roches sont employées par l’homme depuis l’Antiquité pour réaliser les constructions.
Les sables et graviers, très répandus dans la vallée du Rhône, sont constitués de morceaux de roches naturels ou obtenues artificiellement par concassage de roches naturelles. Ils sont utilisés dans des chantiers de travaux publics, de génie civil et du bâtiment.
Cette industrie ancienne de la pierre est notamment mise en valeur par la Maison de la Pierre et du Ciment à Montalieu-Vercieu (Isère) dans un espace muséographique dédié à l’histoire du bassin carrier de la région.

La chimie, industrie majeure de la vallée du Rhône

La chimie apparaît sur les rives rhodaniennes au tournant du XXe siècle et n’aura de cesse d’amplifier son activité jusqu’à se positionner en bonne place au sein de l’économie nationale. Les infrastructures sont en effet attirées par la présence du fleuve et la bonne desserte routière et ferroviaire sur l’axe nord/sud.
Aisément visible depuis l’autoroute qui mène à la Méditerranée, le « couloir de la chimie » au sud de l’agglomération lyonnaise concentre plusieurs établissements de chimie et de pétrochimie (un oléoduc et un gazoduc remontent la vallée depuis la mer).
La chimie est également développée dans les Bouches-du-Rhône et est orientée vers la pétrochimie, notamment avec l’industrie du textile et du disque. A Arles, le pôle chimie est spécialisé dans la chimie de base et la transformation des matières plastiques. Dans le Gard, on trouve également des établissements d’agrochimie et de pharmacie.

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