La Culture du risque inondation Inondation à Bellegarde (30) © Ville de Bellegarde / Secours à des riverains inondés à Bellegarde (30) © Ville de Bellegarde

La Culture du risque inondation

Que chacun puisse prendre conscience du risque inondation auquel il est exposé, voilà le défi à relever à l’échelle du bassin rhodanien. Pourtant, d’une commune à une autre, les disparités face à l’aléa sont grandes, entre Rhône amont ou aval, zone de confluence, secteur protégé par les digues ou champs d’expansion des crues. Ainsi, il paraît judicieux de combiner culture du risque et spécificités territoriales.

C’est pourquoi, dans le cadre du volet inondation du Plan Rhône, la Maison du fleuve Rhône pilote depuis 2007 un dispositif basé sur la participation d’un panel d’acteurs locaux (élus, techniciens, associations). Il consiste à ancrer des démarches innovantes de culture du risque inondation au sein des projets territoriaux et à fournir des éléments de méthode pour une reprise de ce type de démarche.

En 2008, des groupes de travail ont été conduits sur quatre secteurs le long du Rhône, choisis en raison de leurs particularités - proximité ou rupture avec le fleuve, familiarité ou non des crues, zone rurale ou urbaine : Yenne (Savoie), Vienne (Isère), Aramon (Gard) et Boulbon (Bouches-du-Rhône).
Là, élus, responsables d’institutions, dirigeants d’entreprises et membres d’associations locales ont été invités à apporter leur expérience et leur point de vue sur la question du risque, chacun pouvant relayer une culture du risque auprès de « son » public privilégié : habitants d’une commune, usagers d’un établissement public , salariés ou clients d’une société, etc.

Ce travail a permis de construire pour chaque site une question et/ou un cadre spécifique dont il s’agit désormais de tirer les enseignements (Vienne doit faire l’objet d’une proposition dans un second temps compte tenu de sa spécificité).

Haut Rhône

Le Syndicat du Haut Rhône, qui englobe 25 communes, a inscrit la prévention du risque inondation dans ses missions : le SHR constitue donc un cadre institutionnel réel de la mise en œuvre d’un travail spécifique sur la culture du risque. Dès lors, il s’agira de construire les conditions pour que cette question soit effectivement prise en compte dans le projet territorial centré sur le fleuve et de sa réappropriation. L’objectif sera de conforter un dispositif avec plusieurs acteurs de proximité à même d’apporter leurs compétences tant du point de vue culturel que de point de vue du rapport avec les populations locales.

Aramon

Les acteurs locaux sont d’ores et déjà inscrits dans une démarche de projet axée sur le risque inondation par une réinscription du fleuve dans la vie locale via des aménagements, de l’action culturelle, de l’événementiel... L’action de la Maison du fleuve Rhône consiste ici à aider à bâtir le dispositif opérationnel.

Boulbon

On peut imaginer réaliser une action à caractère pédagogique qui, en travaillant à sensibiliser et convaincre les populations qu’il est nécessaire de prendre des mesures en matière de protection de l’habitat, viserait in fine au renforcement de la confiance vis-à-vis des initiatives des pouvoirs publics.

À l’issue de ce travail sur les trois sites en juin 2010, le document de restitution pourra prendre la forme d’un « guide » de recommandations à l’usage de la construction d’une culture du risque. Non pas catalogue de recettes, il se présentera sous la forme de recommandations méthodologiques tirées à partir de l’ensemble de la démarche d’analyse du risque inondation, de sa perception, du dispositif expérimental.

Opération co-financée par : DREAL de bassin Rhône-Méditerranée et FEDER.