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Les crues historiques

Au 19e siècle, deux évènements de grande ampleur et généralisés à l’ensemble du bassin du Rhône ont marqué les cités rhodaniennes, au point d’être aujourd’hui cités dans les documents de référence des aléas (crue de 1840 pour la Saône, crue de 1856 pour le Rhône).


Inondations de 1856

Inondations de 1856 – © MDFR

La crue généralisée de novembre 1840
Elle reste la crue la plus impressionnante de l’histoire moderne du Rhône et de ses affluents. Provoquée par une succession de pluies torrentielles, elle a affecté l’ensemble du bassin de l’amont à l’aval. La crue s’est révélée très forte en amont de Lyon et exceptionnelle en aval, en raison des apports de la Saône. C’est la plus forte crue connue sur la Saône, dont le débit a alors été estimé à près de 4000 m3/s. Elle est également la plus forte crue connue en aval d’Avignon.
 
La crue généralisée de mai-juin 1856
Elle a touché l’ensemble du bassin. Des précipitations exceptionnelles ont fait déborder le lit du fleuve, déjà saturé par les fortes pluies précédentes. Le phénomène s’est largement accentué par l’adjonction de l’eau de la Saône, de l’Isère, de la Drôme et de la Durance également en crue. Le bas Rhône a alors atteint les plus grandes hauteurs d’eau connues jusqu’à aujourd’hui.

1856, un possible retour ?

Le phénomène observé en 1856 reste une crue de référence, puisque les plus hauts niveaux d’eau jamais connus à ce jour ont été atteints.
 
La modélisation de crues théoriques montre que des crues exceptionnelles pourraient dépasser les valeurs de 1856. Il existe en effet une grande variété de phénomènes possibles, compte tenu de la pluviométrie et des apports des nombreux affluents du Rhône. Aussi, les crues observées ne sont-elles que des exemples de ce qui peut se produire, exemples aussi probables qu’une crue théorique. Parmi ces crues théoriques, les plus redoutables pourraient êtres issues de la concomitance de crue avec les divers affluents.