Les crues de septembre et novembre 2002
La crue de septembre 2002, de très courte durée (2 jours), est due à une montée rapide et importante de la Cèze et du Gardon, provoquée par des pluies exceptionnelles. Les secteurs les plus touchés par cette crue « cévenole » typique sont le département du Gard, une partie de l’Hérault et du Vaucluse. Sur le bassin rhodanien, ces pluies « hors norme » par leur intensité et leur localisation ont généré des crues remarquables par leur ampleur et leur rapidité sur l’Ardèche, la Cèze, le Gardon ainsi que sur le Rhône en aval de Caderousse.
La crue de novembre 2002 s’étale sur trois semaines du 14 novembre à début décembre. Cette crue considérée comme une crue généralisée, correspond à un épisode pluvieux océanique et méditerranéen. Le mois de novembre est marqué par d’abondantes précipitations.
La crue de décembre 2003
De type méditerranéen, elle résulte d’un évènement pluvieux très important en étendue et en quantité. Elle a affecté le bassin du Rhône, et particulièrement les affluents de rive droite depuis la région lyonnaise jusqu’à la mer ainsi que plusieurs cours d’eau de rive gauche.
La concomitance des apports des affluents du Rhône moyen (Ardèche, Drôme, etc.) a occasionné des débits aux valeurs extrêmement élevées sur le Rhône aval (de Viviers à la mer). Pour autant, les records historiques n’ont pas été dépassés : en atteignant 11 500m3/s à Beaucaire, la crue de décembre 2003 est proche d’une crue centennale, mais se situe au troisième rang de gravité après les crues historiques de 1840 et 1856
Elle a généré des dommages de l’ordre d’un milliard d’euros, dont 80 % pour les particuliers et les entreprises.
> Conclusions de la conférence de consensus