Juillet 2006
Combien ça fait : 319 km à la rame + 10 jours au mois d’août + 9 adolescents + 8 encadrants + plusieurs mois de préparation ? Ça fait… une belle aventure humaine sur le fleuve Rhône ! Bon, il fait chaud et vous n’avez pas envie de jouer aux devinettes, je comprends. Je vais donc être plus simple et plus claire.
L’idée a germé dans l’esprit des éducateurs de l’Association de Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence – ADSEA - de Givors (69) : ils travaillent depuis trois ans déjà avec des adolescents sur l’environnement, via un chantier de réhabilitation des berges du Gier. Et il faut savoir que le Gier se jette dans le Rhône précisément à Givors…
D’où l’envie des éducateurs de donner une autre ampleur à leur action et d’élargir l’horizon des jeunes : ils ont alors imaginé relier le Gier à la mer par le fleuve, et à la rame s’il vous plaît ! Et les participants, 9 Givordins de 13 à 18 ans, sont activement impliqués de la préparation du voyage à ses répercussions. C’est d’ailleurs l’un des 3 principes de base de l’action, les 2 autres étant de relever ce défi physique à la rame, et de s’ouvrir aux autres, qu’ils soient les partenaires du projet (associations culturelles, collectivités territoriales, clubs sportifs…) ou les personnes qu’ils rencontreront au cours de leur voyage.
Le périple se fera donc du 6 au 16 août, et après 10 étapes, 11 écluses, des courbatures, beaucoup de sueur et une bonne dose de bonne humeur, les adolescents arriveront aux Saintes Maries de la Mer. Bien sûr, ils ne partiront pas seuls : des éducateurs sociaux et sportifs, des personnes chargées de veiller à leur santé et un camion de matériel veilleront sur eux.
Mais attention, le but n’est pas d’établir un record quelconque ! La descente est aussi un prétexte à différentes actions :
- Faire connaître Givors et ses habitants par leurs réalisations (musiques, livres…), mais aussi découvrir ce qui est fait par les jeunes dans les autres départements.
- Faire connaître ce projet au plus grand nombre par un site internet actualisé au fil de la descente, puis l’utiliser au retour pour entretenir les liens avec les différentes antennes ADSEA rencontrées.
- Découvrir les sites-étapes à l’occasion de soirées libres, qu’il s’agisse de villes (Valence, Avignon…) ou d’espaces naturels (sites protégés le long du fleuve).
Souhaitons donc bon courage aux « rameurs » pour cette belle aventure qu’ils vous raconteront par le biais d’articles et de photos publiés sur ce site à leur retour !