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La pratique des joutes ou de la barque c’est avant tout une histoire de famille, une tradition de père en fils… ou en fille d’ailleurs ! J’ai commencé la joute à l’âge de 12 ans pour faire comme un de mes amis. 40 ans plus tard, je suis toujours aux Sauveteurs de Givors. Cette association est devenue ma deuxième famille. Aujourd’hui face à des sports plus médiatisés et plus répandus – comme le football et le rugby - je me bats pour faire vivre les joutes et la barque, plus ardus physiquement mais qui font perdurer les pratiques de nos ancêtres. Les championnats de barques et de joutes organisés par les communes le long du Rhône rencontrent toujours un grand succès. Les gens, même quand ils ne pratiquent pas ces sports, sont d’abord attirés par la puissance des duels et des courses. Ils sont ensuite conquis par l’esprit de partage et de convivialité qui existe entre les équipes. Pour attirer de nouveaux membres, il nous manque juste un peu plus de publicité ! Mais au-delà du bon esprit qui règne entre nous, ce qui nous réunit c’est surtout l’amour du Rhône et de la nature. En voguant tous les jours sur ce fleuve depuis 20 ans, je l’ai vu évolué… et en bien. J’ai vu revenir les martins pécheurs, les cygnes et même les castors près de Givors. J’incite mes jeunes rameurs lors des entraînements à ramasser les détritus qu’ils pourraient croiser sur le Rhône ou ses abords. Ce rôle-là aussi je le prends à cœur. Si nos associations s’appellent « sauveteurs » c’est qu’à l’origine elles ont été fondées pour venir en aide aux sinistrés des inondations. Aujourd’hui, cette mission d’entraide je l’applique au Rhône lui-même en veillant sur son écosystème et en prenant soin de lui ! |