Juillet 2006
Ah l’A7 ! La célèbre autoroute du soleil, des vacances... et des embouteillages. Chaque fois, on se promet de l’éviter et puis on se convainc que c’est la voie la plus directe, la plus pratique. Pourtant, elle arrive régulièrement à saturation.
Normal ! La vallée du Rhône est un axe de communication nord-sud naturel, historique, mais contraint car pris entre le Massif central et les pré-Alpes. Et avec l’entassement des zones urbaines, des réseaux de transport, des industries, des activités touristiques et des pratiques agricoles - sans oublier les risques d’inondations – sur cet espace étroit, le patrimoine naturel et les paysages du sillon rhodanien subissent de fortes pressions.
Le gouvernement a donc souhaité étudier toutes les mesures envisageables pour améliorer la situation présente et à venir du système de transport dans la vallée du Rhône et sur l’arc languedocien.
Ainsi, en mai 2005, le ministre de l’Equipement et des Transports, et le ministre du Tourisme, de la Mer, de l’Ecologie et du Développement Durable, ont décidé de saisir conjointement la Commission Nationale du Débat Public, autorité administrative indépendante, afin qu’elle organise entre avril et juillet 2006 un débat sur les transports dans ce secteur géographique.
Les réponses permettront au gouvernement, en concertation avec les collectivités locales concernées, d’orienter les études futures en tenant compte des enjeux de développement des territoires, de la préservation de l’environnement, et du niveau de service aux usagers.
Au-delà des projets déjà décidés par le gouvernement à 20 ans, 40 mesures complémentaires possibles ont été mises en discussion lors du débat public. Elles étaient regroupées en 6 familles :
- la régulation de l’existant (régulations de vitesse, covoiturage…)
- le développement des modes de transport fluvial, maritime et ferroviaire
- le développement des infrastructures routières (élargissement de l’A7 et l’A9…)
- le progrès technologique soutenu (carburants propres…)
- la maîtrise de la mobilité routière (limitation de l’usage de la voiture en ville…)
- la modification des comportements (recours plus important aux transports collectifs…)
En attendant qu’un bilan des différentes réunions ne soit publié, on peut d’ores et déjà souligner les sujets qui ont - si l’on en croit la presse quotidienne - suscité les plus vives réactions : le doublement de l’A7 et l’A9, la prépondérance du trafic routier sur les trafics ferroviaire et fluvial, la vétusté du réseau ferré, la relance de la liaison Rhin-Rhône…
Comme il est prévu que des décisions soient engagées par les ministères concernés dans les 3 mois qui suivent la clôture du débat, attendons la rentrée pour savoir si à moyen terme les fameux « bouchons de l’A7 » ne seront plus qu’un mauvais souvenir…