Traverser l’Isère est un enjeu économique important au milieu du XVIIIème siècle. Deux ponts, emportés par une crue en 1651 et reconstruits ensuite, assurent la liaison entre les deux rives à Grenoble et Romans. Ce dernier canalise une partie du trafic de la Vallée du Rhône quand les voyages y sont impraticables.
Jusqu’à cette date, la navigation se pratique la moitié de l’année de la frontière savoyarde au Rhône, mais très difficilement à cause de l’irrégularité de la pente, des variations continuelles de niveau, des obstacles de tous ordres. Une expérience de navigation à vapeur est tentée, sans grand succès car le bateau doit se faire haler à plusieurs reprises. De nombreux ports balisent toutefois le cours de la rivière.
Plus tard, l’hydroélectricité donne à l’Isère une nouvelle fonction économique : grâce à Aristide Bergès en 1869, la rivière est la première à produire de l’électricité à partir de la force motrice de son courant.
Mais la construction des barrages de Beaumont-Monteux en 1921 et de Pizançon en 1931, dans le département de la Drôme, entraîna la disparition de l’activité de flottage du bois à bord de radeaux venus des forêts de Tarentaise, Maurienne, Chartreuse,Vercors,… pour alimenter les chantiers de construction méditerranéens à partir du confluent avec le Rhône. Le 27 juillet 1957, l’Isère était radiée de la liste des rivières navigables de France.
La rivière compte aujourd’hui de nombreux barrages parmi lesquels : Tignes, Bissortes, Roselend et Malgovert.
La rivière compte aujourd’hui quatre barrages : Tignes, Bissortes, Roselend et Malgovert.