La Drôme prend sa source à la Bâtie-des-Fonds et se jette dans le Rhône 110 km plus tard, entre Valence et Montélimar. Un mot grec signifiant « la course » serait à l’origine de son nom.
C’est déjà une rivière méditerranéenne, sèche en été, violente à l’automne et au printemps.
Dans sa partie amont, jusqu’à Crest, elle traverse les monts du Diois. La rivière connaît alors un régime torrentiel, dans une vallée encaissée (pente de 8 %). Le « saut de Drôme » situé à proximité de Luc-en-Diois, est l’une des curiosités locales. À partir de Crest, la vallée s’élargit et la pente diminue (3 %). La Drôme gagne le Rhône en constituant une zone de delta alluvial, la rivière charriant un volume important de matériaux (environ 40 000 m3 par an). Son débit moyen s’élève à 20 m3/s.
La Drôme reste l’une des dernières rivières indemnes de barrages et d’aménagements modernes. Elle fait l’objet Elle a fait l’objet de deux contrats de rivière (1990 et 1999) et d’un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE). Ce SAGE, le premier signé en France en 1997, a pour objectif de préserver et valoriser le potentiel de développement économique du bassin tout en respectant l’ensemble des usages de l’eau et la diversité des milieux. Six problématiques ont été identifiées et portent sur : la ressource en eau, la gestion physique des rivières, la qualité des eaux, la prévention des risques, la gestion des milieux aquatiques remarquables, enfin le tourisme et les loisirs.
Le développement touristique de la vallée doit ainsi prendre en compte le milieu et le paysage et favoriser l’équilibre entre les espaces, les saisons et les activités : baignade, canoë-kayak, pêche et tourisme nature (camping).