© Compagnie Nationale du Rhône
Avec ses 120 km de long, l’Ardèche est le plus grand affluent du Bas-Rhône.
Elle prend sa source dans le Vivarais, près du col de la Chavade sur la commune d'Astet. Après Aubenas, elle reçoit le Chassezac, puis traverse Ruoms avant de gagner Vallon-Pont-d’Arc où commencent les célèbres gorges de l’Ardèche creusées par la rivière. Elle rejoint ensuite le Rhône à proximité de Pont-Saint-Esprit.
Son débit moyen est de 65 m3/s ; la rivière connaît toutefois des périodes de très basses eaux en été et des crues violentes au printemps et à l’automne. En 1827, 1890 et 1924, elle connaît des crues mémorables : son débit monta à 7 800 m3/s et son niveau dans les gorges atteint 21,4 mètres.
Un contrat de rivière en 1984, le premier en France, a permis d’améliorer la qualité de l’eau. Un second couvrant le périmètre de l’Ardèche et de ses affluents amonts est à l’étude. Parallèlement, un SAGE à l’échelle du bassin versant, porté par le Syndicat Ardèche Claire, est en cours d’élaboration portant sur la dynamique fluviale, les crues mais aussi la qualité de l’eau nécessaire pour permettre les multiples activités de loisirs qui font le succès de l’Ardèche.
A noter qu’un dispositif de gestion des étiages à l’échelle du bassin versant, avec la construction de barrages en amont, Pont de Veyrière en 1988 et de Puylaurent en 1996, a été engagé afin de répondre aux besoins en eau de la population, des agriculteurs. Il participe également au soutien du tourisme nautique des Gorges de l’Ardèche (canoë-kayak…).
Le site des gorges de l’Ardèche, devenu en 1980 Réserve naturelle, couvre une surface de 1 570 ha. Chênes verts, garrigue de thym et lavande caractérisent le paysage. La faune et la flore y sont très riches.
Le territoire est également célèbre pour la fameuse grotte paléolithique Chauvet, d’une richesse exceptionnelle, témoignage du mode de vie des hommes de Cro-Magnons, il y a 30 000 ans.