© Compagnie Nationale du Rhône
Après la Saône, la Durance est le plus long affluent du Rhône avec 305 km. Elle naît près de Montgenèvre dans les Hautes-Alpes, traverse Briançon, Embrun, Sisteron et Cavaillon avant de se jeter dans le Rhône au sud d’Avignon, formant ainsi avec le fleuve une presqu’île appelée la Courtine. Ses principaux affluents sont l’Ubaye, la Bléone et le Verdon. Son bassin hydrographique s’étend sur 15 000 m².
Cette rivière à régime torrentiel venant de la montagne est la principale voie d’eau de Provence occidentale. Elle est notamment utilisée pour le flottage du bois.
Une association, les Radeliers de la Durance, créée en 1993, travaille à la reconnaissance du métier et organise chaque année une descente de la Durance, depuis l’Argentière jusqu’à Embrun. Cette reconstitution historique qui débute avec la confection des radeaux, sur la base de l’assemblage de fûts de mélèze, remporte un succès croissant aux retombées touristiques nombreuses pour la région.
Son aménagement en aval de Serre-Ponçon (barrage et lac artificiel de retenu créés en 1960) a entraîné la dérivation de la majeure partie de ses eaux vers l’étang de Berre et la Méditerranée.
Au XIXème siècle, elle subit de nombreux travaux d’endiguement et de colmatage dans la partie basse de sa vallée. Le barrage de Serre-Ponçon permet de régulariser les débits de la rivière (son débit naturel est de 188 m3/s). D’autres barrages élevés en aval servent à l’irrigation et à la production électrique. A partir du confluent avec le Verdon, un canal alimente cinq centrales hydroélectriques commandées automatiquement à partir du poste commun de commande de Saint Tulle. Toute la vallée de la Durance est striée de canaux d’irrigation et de production hydroélectrique, véritable source de richesse pour cette région de Provence.
La Durance reste l’un des ensembles naturels les plus riches de Provence. Elle constitue la limite méridionale naturelle du Parc naturel régional du Lubéron.