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Alimentation en eau

Dès sa fondation, Lugdunum, capitale des Gaules, a dû répondre aux besoins en eau de sa population. Quelques sources à mi-pente sur les flancs des collines de Fourvière et de la Croix Rousse, des puits creusés profondément, des prélèvements directs dans la Saône, le recueil des eaux de pluies s’avèrent insuffisants. Aussi pour aller chercher l’eau ailleurs, des aqueducs ont été construits.  Quatre au total apportent les eaux en provenance des Monts d’Or, des Monts du Lyonnais et du Pilat, situés à proximité  : ce sont les aqueducs des Monts d’Or, de l’Yzeron, de la Brévenne et du Gier qui totalisent 250 kms et procurent 75 000 m3/jour. L’adduction d’eau de Lyon est la plus importante du monde antique après celle de Rome. Détruits aux IVème et Vème siècle lors de l’effondrement de l’empire romain, ces ouvrages ont laissé des vestiges impressionnants quant à leurs prouesses techniques. Pendant les onze siècles suivants, puits, fontaines et porteurs d’eau alimenteront les particuliers. De la Révolution à 1852, plus de 60 fontaines sont construites à Lyon. Puis les progrès scientifiques du XIXème conduisent le préfet Vaïsse à confier le service de distribution de l’eau à la Compagnie Générale des Eaux. Elle s’engage notamment à fournir, grâce au progrès des machines à vapeur, les 20 000 m3 quotidiens d’eau potable en puisant dans la nappe alluviale du Rhône au niveau du quartier Saint Clair. Un second captage est construit à Grand Camp à Villeurbanne. L’électrification de ces deux zones de captage est réalisée en 1903, suite à la construction du barrage-usine de Cusset. Mais les considérant situés trop proches du Rhône et cernés par l’agglomération, la Communauté urbaine de Lyon décide leur fermeture et les remplace par un immense captage dans la zone de Crépieux-Charmy, mieux protégé et mieux alimenté. Ce champ captant de 350 ha, le plus vaste d’Europe, situé en limite nord de Villeurbanne, dans l’île de Miribel-Jonage, abrite 114 puits ou forages qui fournissent plus de 90% de l’eau produite dans le Grand Lyon, soit 300 000 m3/jour. Ces captages alimentent les usines de production de Croix-Luizet, Crépieux et La Velette. En cas de pollution, une station de pompage de secours peut assurer temporairement l’alimentation en eau.

Au total aujourd’hui, la capacité maximale d’alimentation en eau s’élève à 550 000 m3/jour alors que les besoins équivalent à 300 000 m3/jour. 3 700 km de canalisations desservent les 303 000 abonnés.

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