Alors que le naturaliste Guillaume Rondelet décrivait l’apron du Rhône en 1558, cette espèce est aujourd’hui, avec l’esturgeon commun, le deuxième poisson d’eau douce menacé de disparition sur tout le territoire français. Originaire du Danube, il occupait au début du siècle plus de 2000 km de cours d’eau dans le Rhône et ses affluents. De nos jours quelques populations subsistent dans la Durance, l’Ardèche, la Drôme et le Doubs. Les travaux d’aménagement du Rhône avec la modification de sa structure physique ainsi que de son fonctionnement hydrologique sont les principales causes de la raréfaction de ce poisson typique d’un fleuve rapide.
Aussi, depuis les années 1990, l’espèce bénéficie de mesures de protection avec le soutien financier de l’Union Européenne via le programme Life Apron auquel s’associent les institutions françaises. Un premier programme (1998-2001) a permis de définir une stratégie de conservation de l’Apron du Rhône. Un second programme (2004-2009) vise à mettre l’espèce hors danger d’extinction avec des opérations pilotes de réintroduction, des mesures de gestion sur les sites qui lui sont favorables.
Ce dernier préfère les zones à ombre et reste tapi le jour dans des fosses sableuses. Il se déplace la nuit à la recherche de larves pour se nourrir.