Construits entre – 20 et 120 avant J.C, les aqueducs romains ont permis de subvenir aux besoins en eau toujours croissants de Lugdunum.
L’aqueduc des Monts d’Or est le premier édifié sous l’Empereur Auguste en 20 avant J.C. Il prend ses sources au Mont-Verdun et au Mont Thou, dans les Monts d’Or situés à 10 km au nord de Lyon. C’est la source la plus accessible. Le second massif utilisable, les Monts du Lyonnais donnent lieu à la construction de l’aqueduc de l’Yzeron, en 20 ou 10 avant J.C, alimenté par plusieurs sources du versant Est. Lui succède au début du Ier siècle , l’aqueduc de la Brévenne qui puise l’eau à Aveize, près de Sainte-Foy-l’Argentière. Enfin, attribué à l’empereur Adrien en 120 après J.C, l’aqueduc du Gier amène à Lyon, les eaux puisées à Izieux dans les contrefrots du Mont Pilat.
Confrontés parfois à des vallées trop profondes pour acheminer l’eau, les Romains ont construit des siphons, sorte de vases communicants. Les aqueducs romains comptaient ainsi huit siphons dont un double, contre à peine une vingtaine dans l’Empire romain.
On peut encore admirer ces chefs-d’œuvre de la technique et de l’architecture romaine à Sainte-Foy-les-Lyon, Chaponost...