© Compagnie Nationale du Rhône
Plus gros rongeur d’Europe, le castor est présent sur les berges du Rhône et de ses affluents. Le Rhône est d’ailleurs le seul fleuve où le castor n’a jamais disparu…
Strictement végétarien, il se nourrit des pousses tendres de saules, d’aulnes ou de peupliers, dont les branchages lui servent également à dissimuler son terrier, creusé dans la berge. Il peut également construire de véritables huttes, lorsque les berges sont inutilisables en raison de leur forte pente. Précurseur des aménageurs du fleuve, le castor est également un véritable constructeur de barrages ! Il peut en effet réaliser cet aménagement pour maintenir une hauteur d’eau suffisante à l’orifice de son terrier.
Cette espèce très rare fait l’objet de mesures de protection spécifiques : ainsi, des passes à castors sont réalisées pour permettre aux animaux de surmonter les obstacles (seuils, siphons, vitesse de courant trop importante…) dans leur déplacement de recherche de nourriture ou de colonisation de nouveaux territoires.
On peut ainsi observer le castor, par exemple sur l’Ile du Beurre, île protégée au sud de Lyon, sur la commune de Tupin et Semons, où le Centre d’observation de la nature de l’Ile du Beurre organise des affûts, mais également dans la réserve naturelle de l’île de la Platière à Sablons en Isère. Dans le centre-ville de Lyon, au bretillod, entre le pont Winston Churchill et le pont de Lattre de Tassigny, plusieurs familles ont élu domicile ; et les arbres taillés en forme de crayon à hauteur de Gerland témoignent de sa présence devant le Lycée International.