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Quel est l’âge du Rhône ?

La naissance du Rhône date de la fin de l’ère tertiaire, entre -5 et -10 millions d’années : on parle alors du « pré-Rhône ». Son tracé s’est ensuite modifié pendant des millions d’années avant de se stabiliser à l’ère quaternaire, il y a environ 1,5 millions d’années.
 
Histoire de la naissance du Rhône.
Alors que la mer recouvrait les terres jusqu’à Lyon, un soulèvement des sols à la fin de l’ère tertiaire entraîne le recul de la mer et modèle les massifs des Alpes et du Jura, ce qui repousse le premier fleuve principal le long du Massif Central. Il s’écoule déjà jusqu’à la Méditerranée. A cette époque, Rhône et Saône sont un seul et même fleuve, et le haut Rhône, entre la Suisse et Lyon, n’existe pas.
Durant l’ère quaternaire, le fleuve se décale vers l’est jusqu’à occuper son emplacement actuel, à mesure que les glaciers se retirent. C’est à ce moment-là que naissent la Saône et le haut Rhône. Depuis, en dehors de quelques variations et des rectifications faites par les Hommes, le parcours du Rhône n’a pas changé.

En savoir plus sur la géologie du fleuve…


Quelle est la profondeur du Rhône ?

La profondeur du Rhône varie entre 4,50 m et 17,50 m. Cet écart dépend du lieu où l’on se trouve (montagne, ville, plaine…), de la nature des sols et de leur résistance à l’eau. Certains sols (roches tendres, vase…) ont tendance à s’éroder plus vite au contact de l’eau et à creuser le lit du fleuve, augmentant ainsi sa profondeur.


Combien de km fait le Rhône ?

Le Rhône parcourt 812 km, dont 290 km sur le territoire suisse et 522 km en France.


D’où vient le nom Rhône ?

Les origines du mot Rhône ne sont pas connues avec certitude.
Pour parler du Rhône, l’empereur romain César emploie le mot « Rhodanus ». Pour comprendre l’origine de ce mot, il faut se tourner du côté des Celtes. Plusieurs hypothèses :
> Hypothèse 1 : Rhodanus viendrait de la racine « ROTH » qui signifie la violence, la force.
> Hypothèse 2 : Rhodanus viendrait de l’alliance de la racine « ROD », qui veut dire rapide et de la racine « AWN » qui signifie eau.

Aujourd’hui encore, on retrouve ces deux racines dans les noms actuels du Rhône suisse alémanique : « Rote » et « Rotten ».
Autre hypothèse, dans ses écrits, l’auteur romain Pline l’Ancien associe le mot « Rhodanus » à la présence au bord du Rhône d’habitants venus de Rhodes, cité grecque antique. Mais leur présence n’est pas certifiée.


Où se situe la source du Rhône ?

Le Rhône prend sa source en Suisse, à 2 300 m d'altitude, au glacier de la Furka, sur les pentes du Saint-Gothard, massif surnommé le « château d'eau de l'Europe ».

Pour connaître son parcours…


À qui appartient le Rhône ?

Le Rhône « n’appartient » à personne. En effet, aucune personne, aucune institution n’est propriétaire du Rhône. Par contre, cela ne veut pas dire que chacun peut en faire ce qu’il veut.
Le Rhône fait partie du domaine public de la France et de la Suisse, les deux pays qu’ils traversent. Cela signifie qu’ils ont le pouvoir d’intervenir sur la protection, la mise en valeur et le développement du fleuve. Pour les aider dans cette mission, la France et la Suisse s’entourent de différentes entreprises, sociétés ou structures.
Ainsi, la Compagnie Nationale du Rhône est créée en 1933 et reçoit en concession pour 99 ans l’aménagement du Rhône ; la CNR doit répondre à un triple objectif, à savoir développer la navigation, l’irrigation et la production électrique.

En savoir plus sur la CNR…


Le Rhône est-il pollué ?

L’eau du Rhône et des nappes phréatiques est sous haute surveillance ! Des dispositifs pointus de mesure de la qualité des eaux ont été mis en place, afin de surveiller les rejets, de prévenir les risques de pollution, et de limiter leur diffusion si un accident se produit.
Les données chiffrées sur la qualité de l’eau du Rhône et de la Saône sont disponibles sur le site internet du Réseau National de Bassin Rhône Méditerranée Corse.

Les trois principales sources de pollution de l’eau sont :
 - les rejets urbains, issus du traitement des eaux usées des habitations, entreprises, commerces… et du ruissellement des eaux de pluie.
 - Les rejets agricoles (lessivage du sol, activités maraîchères, élevage).
 - Les rejets industriels (chimie, papeterie, pétrole, agroalimentaire, textile…).

En savoir plus…


Est-ce que l’on peut se baigner dans le Rhône ?

De nombreuses retenues de barrages forment des plans d’eau artificiels idéals pour développer des bases de loisirs. Les communes qui possèdent un aménagement hydroélectrique signent donc, avec la CNR, des conventions d’exploitation de ces infrastructures. Ces bases de loisirs servent non seulement pour les activités de baignade mais proposent également aux riverains et aux touristes des installations diverses et variées allant du parcours sportif au centre équestre en passant par le mini golf ou le terrain de pétanque. Ces lieux offrent aussi des aires de pique-nique et de promenade et sont souvent équipés pour les activités de plaisance.

En-dehors de ces zones, de nombreuses communes ont pris ces 30 dernières années des dispositions d’interdiction de baignade dans le fleuve même, pour des raisons de sécurité.

Sports et loisirs…


Est-ce que l’on peut boire l’eau du Rhône ?

Directement non… mais après traitement oui ! Par exemple, la Communauté Urbaine de Lyon dispose d’un immense captage dans la zone de Crépieux-Charmy. Ce champ captant de 350 ha, le plus vaste d’Europe, situé en limite nord de Villeurbanne dans l’île de Miribel-Jonage, abrite 114 puits ou forages qui, plongés dans la nappe phréatique du fleuve, fournissent plus de 90% de l’eau produite dans le Grand Lyon, soit 300 000 m3/jour.

Ces captages alimentent les usines de production de Croix-Luizet, Crépieux et La Valette. En cas de pollution, une station de pompage de secours peut assurer temporairement l’alimentation en eau. Au total aujourd’hui, la capacité maximale d’alimentation en eau s’élève à 550 000 m3/jour alors que les besoins équivalent à 300 000 m3/jour. 3 700 km de canalisations desservent les 303 000 abonnés.


Est-ce que le lac Léman, c’est le Rhône ?

C’est non loin de la ville suisse de St Gingolph que le Rhône se jette dans le lac Léman et il le quitte à Genève. Entre-temps, ses eaux ont traversé et alimenté le lac.


Est-ce que le Rhône peut s’assécher l’été ?

Cela semble difficile car le Rhône est alimenté par de multiples affluents, répartis en trois familles aux caractéristiques hydrographiques très variées.
 - Au nord, le réseau hydrographique de la Saône est alimenté par des pluies d’origine océanique, en automne et en hiver.
 - A l’est, les affluents alpins sont approvisionnés par la fonte des neiges.
 - Au sud, le climat méditerranéen entraîne des étiages (débit le plus bas) très marqués et des crues importantes en automne.
De plus, il faut souligner que le Rhône est le fleuve français qui a le débit le plus puissant avec une moyenne de 1800 m3/s à l’embouchure. A titre de comparaison, la Loire n’a un débit que de 800 m3/s.

Pour connaître les affluents…


Est-ce qu’il y a des trésors au fond du Rhône ?

Même s’il y a eu des « pirates » sur le Rhône, ceux-ci n’étaient en réalité que des pêcheurs braconniers ! Il est donc peu probable que l’on trouve un coffre rempli d’or au fond du Rhône. Quoique… il arrive que les archéologues fassent des découvertes exceptionnelles, comme les barques découvertes à l’occasion de la réalisation du parking St Georges à Lyon.

Mais contrairement à la Saône, mais aussi parce que l’archéologie s’est jusqu’ici peu intéressée aux fleuves, le Rhône n’a suscité que peu de fouilles, notamment au cœur de son lit. Nombre de découvertes sont fortuites, réalisées à l’occasion de campagnes de dragage par exemple.