Le recours à la force motrice de l’eau du fleuve Rhône n’est pas récent comme en témoignent les moulins installés sur ses rives pour des activités artisanales. Utiliser l’énergie hydraulique pour produire de l’électricité devient dès la fin du XIXème, une préoccupation importante afin d’accompagner le développement industriel. Les besoins sont croissants, et la fourniture assurée par la machine à vapeur s’avère coûteuse et peu aisée. Les premières usines hydroélectriques sont construites et le Rhône est fortement sollicité pour la production d’énergie. Il est au cœur de l’essor économique. Tout au long du XXème siècle, l’hydroélectricité grâce à ses coûts attractifs, sa puissance de production et son absence de pollution va participer à l’essor industriel.
Sur le Haut-Rhône, un premier barrage est édifié, en 1874 par deux américains, pour alimenter en électricité les usines de Bellegarde. La centrale de Cusset mise en service en 1899, puis l’aménagement de Pierre-Bénite en 1967 sont les deux équipements-phares de l’agglomération lyonnaise.
L’usine barrage de Cusset est conçue notamment pour répondre aux besoins de l’industrie textile existante. D’autres activités comme la chimie démarrent à la même époque et s’implantent en bordure du Rhône. « Le couloir de la chimie » est né. Ce secteur économique est majeur pour la région Rhône-Alpes, premier pôle de production en France.
Actuellement, le Rhône compte 18 centrales hydroélectriques sur son cours en France, dont deux installées sur le périmètre du Grand Lyon : Cusset, Pierre-Bénite et en aval Reventin-Vaugris. La Compagnie Nationale du Rhône, société exploitante, hormis l’ouvrage de Cusset, concédé à EDF, est le deuxième producteur national d’électricité.
L’énergie hydraulique assure 11% de la production électrique française.