Au sud de Lyon, la chimie puis la pétrochimie ont investi les bords du Rhône. Dès la fin du XIXème siècle, une première entreprise chimique s’installe à Saint-Fons sur des zones marécageuses pour s’approvisionner en eau. Cette Société Chimique des Usines du Rhône produit des teintures pour l’industrie textile de la soie, puis se tourne vers la pharmacie (aspirine), la photographie pour les plaques de l’usine des Frères Lumière, le textile artificiel. En 1928, elle fusionne avec les Entreprises Poulenc Frères : Rhône Poulenc est né. Sur le site s’implantent d’autres entreprises telles que Saint-Gobain et Ciba.
Dans les années 60-70, la croissance économique est au rendez-vous. Les infrastructures chimiques se multiplient et la pétrochimie apparaît sur le site de Feyzin.
La raffinerie mise en service en 1964 par la société Elf subit un incendie. Classée depuis « zone Seveso » et dirigée par le groupe Total-Fina-Elf, elle s’est engagée à réduire ses nuisances sur l’environnement et à informer les riverains. Aujourd’hui, la raffinerie de Feyzin, les divisions du groupe Rhodia, Atochem, Ciba et Atofina de Pierre-Bénite à Saint-Fons constituent les grandes unités de production du couloir de la chimie. Nombreux sont les signataires de « l’Engagement de Progrès », code de bonne conduite de l’industrie chimique. L’entité Total additifs et carburants spéciaux (TACS) va s’installer fin 2006 sur le site de l’ancien port pétrolier de Givors pour développer un pôle d’excellence en matière de carburants.
A noter que le couloir de la chimie est surveillé en permanence par le réseau COPARLY (comité pour le contrôle de la pollution atmosphérique sur le Rhône et la région lyonnaise). 47 stations de mesure dont 17 installées sur la ville de Lyon, analysent le degré de pollution atmosphérique et les sources. Le trafic automobile est responsable des deux tiers des émissions de polluants.