Accueil

Recherche

Les sites utiles Goodies Plan du site Infos légales

Le site portail du fleuve

 
Présentation Encyclopédie Actualités Projets Cartographie

Encyclopédie

Géographie et histoire
Développement économique
Aménagement du territoire
Petits arrangements avec la nature
La conquête des terres agricoles
L'irrigation
Les postes de pêche
Les grands plans d'aménagement
Redonner de l'espace au fleuve
Les enjeux liés au fleuve
Le Plan Rhône
Patrimoine naturel et environnement
Patrimoine culturel
Sport et loisirs
Les fleuves : singularités de l'agglomération lyonnaise
Les mots du fleuve

L'irrigation

© Compagnie Nationale du Rhône

Pour les premiers agriculteurs rhodaniens, dont les cultures de blé, de vigne et d’arbres fruitiers s’étalent sur les versants aménagés en terrasses, la difficulté principale reste l’approvisionnement en eau.

Le fleuve étant trop bas, il faut capter les sources, ruisseaux et torrents, récupérer l’eau de pluie et parvenir à amener ce précieux liquide jusqu’aux champs par des canaux, parfois taillés à flanc de montagne.

Dans le Valais (Suisse), ces aménagements qui parcourent près de 2 000 km sont appelés « bisses ». Partout, ces canaux font l’objet d’une attention particulière notamment à chaque printemps lorsqu’il s’agit de vérifier la résistance de l’ouvrage aux assauts de l’hiver et de réparer les dommages. Utilisés encore jusqu’au début du XXème siècle, ces canaux permettent durant tout le Moyen-Âge de faire vivre les communes encore hésitantes à se rapprocher trop du fleuve impétueux et dévastateur.

Commencé en 1663, le canal de Pierrelatte est l’un des plus anciens réseaux d’irrigation de la vallée qui a elle aussi besoin d’eau même si le fleuve est tout proche. Remis en service lors de l’aménagement du Rhône à Avignon, il fonctionne encore au XXème siècle. D’autres canaux sont également modernisés pour recevoir des débits plus importants : c’est notamment le cas du canal des Italiens à Beaucaire.

La loi, dite d’aménagement du Rhône, votée en 1921, prévoit de valoriser les ressources fluviales selon trois axes : le transport avec la navigation, l’industrie avec l’hydroélectricité, l’agriculture avec l’irrigation. Elle approuve un programme de travaux tout au long du fleuve de la frontière suisse au delta qui doit concilier cette triple vocation. C’est ainsi que l’aménagement du Rhône contribuera au développement de l’agriculture le long de la vallée et jusque dans ses arrières pays : à l’image du plateau de Mornant (69) ou encore de celui de Peaugres (07), nombreux sont en effet les secteurs où les eaux du Rhône viennent irriguer des terres situées à plusieurs kilomètres du cours d’eau. 32 stations de pompage conduisent en effet aujourd’hui l’eau du Rhône sur les 120 000 ha de surfaces irrigables grâce aux aménagements de la Compagnie.
 
Avec 136000 ha , la région Rhône-Alpes se situe parmi les plus irriguées du territoire national. Néanmoins, la prise de conscience progressive de la nécessité de gérer la ressource en eau conduit la profession agricole à engager de nombreuses démarches allant dans le sens du raisonnement des pratiques et de la conciliation des multiples usages. Outre le remplacement de cultures « gourmandes » en eau par des productions qui le sont moins, on peut citer le développement de nouvelles techniques telles que le goutte à goutte et la micro aspersion ; quant aux retenues collinaires (stockage des eaux hivernales), elles permettent d’alimenter les plantes en eau durant l’été sans avoir à puiser dans la rivière par exemple