Les bords du Rhône, ainsi que ses îles, étaient et restent encore un peu parfois, le lieu de prédilection du lapin de garenne. Il faut dire que ce petit mammifère rongeur affectionne particulièrement les terrains secs et meubles où il établit son terrier afin d’y vivre en petites colonies. Les terres limoneuses des berges, la végétation basse et touffue constituent donc un biotope particulièrement favorable au lapin de garenne.
Jusqu’aux épidémies de myxomatose des années 1960 – 70 ses nombreuses populations pouvaient causer d’importants dégâts aux cultures. C’est la raison pour laquelle il représentait un « nuisible » et était particulièrement chassé par les riverains du fleuve ; lors des périodes de chasse bien sûr, mais également de manière illicite (chasse au collet) ou encore à l’occasion des inondations. La montée des eaux conduisait en effet les lapins à se réfugier en hauteur, sur les buissons et les arbres et les rhodaniens avaient alors pour habitude de partir en barque sur les terres inondées pour aller « cueillir » les lapins.
La présence du lapin de garenne est facilement détectable grâce aux petites crottes qu’il laisse partout où il passe et à son habitude de gratter la terre à la recherche de racines et pousses tendres.
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