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Les lavandières, un métier au féminin



Les lavandières

© Maison du fleuve Rhône

En groupe, coiffées de foulards ou de grands chapeaux de paille, les femmes besognent en commérant sur les rives du Rhône.

Sur une planche en bois, agenouillées au bord du fleuve, elles savonnent le linge transporté à l’aide de brouettes ou de corbeilles d’osier. Frappé au battoir, rincé et essoré, il est ensuite étendu sur les galets de la rive pour sécher.

À Lyon, le paysage diffère : sur les « plattes », bateaux-lavoirs permettant de s’adapter au niveau d’eau, les femmes nettoient le linge à froid ou à l’aide de réchauds individuels puis le font sécher dans la partie supérieure de l’embarcation.

Ces laveries flottantes se développent surtout entre 1840 et 1860, période à partir de laquelle elles sont équipées de chaudières pour bouillir le linge. Plus d’une centaine de plattes occupent alors le Rhône et la Saône.

On distingue les laveuses, ces professionnelles qui travaillent pour les autres, et les lavandières qui nettoient leur propre linge. Comme de nombreux autres riverains, elles n’entretiennent pas de bons rapports avec les bateliers des vapeurs qui compliquent leur labeur : plan de travail noyé et eau troublée par les vagues mais aussi fumée salissante.

Plattes et lavandières disparaissent peu à peu à partir de 1902, en raison du progrès technique et notamment de l’installation des robinets d’eau et des lavoirs municipaux.
Enfin, le Rhône ne manque pas d’insolite : au début du XXème siècle, la morgue de Lyon est installée sur une ancienne platte, la fraîcheur des eaux remplaçant celle des systèmes réfrigérants actuels. Elle est emportée par la crue de janvier 1910.

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1. Les lavandières, un métier au féminin
2. Le pirate, un pêcheur clandestin

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. Chapitre Grand Lyon