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Les mariniers du Rhône ont besoin d’un grand courage pour exercer leur pénible métier. Les naufrages n’épargnent aucune famille et la mort accompagne ces marins d’eau douce tout au long de leurs voyages. Ils ne s’aventurent jamais sur la mer, mais la navigation sur le Rhône est tout aussi © Maison du fleuve Rhône ardue du fait de son débit
très irrégulier et des transformations incessantes dont son parcours fait l’objet : disparition ou apparition d’îles, chemin de halage détruit, berges déformées…
Les équipages de chevaux et la longueur des convois exigent une organisation rigoureuse. Le patron doit connaître parfaitement la rivière et ses hommes. Ceux-ci occupent différentes fonctions : la cuisine, le soin des animaux, l’entretien du bateau et du matériel…. À terre, dans certaines villes comme Baix, Sablons, Serrières ou Givors, les mariniers constituent de véritables foyers de navigateurs.
Ainsi, le terme de marinier désigne tout d’abord les hommes travaillant sur les convois de la batellerie halée, héritiers des nautes, avant de s’étendre à l'ensemble des professionnels de la navigation sur le fleuve. Le marinier est une personne salariée par opposition au batelier qui est propriétaire de son bateau.
La vie du marinier a été décrite par certains écrivains romantiques (notamment Frédéric Mistral) comme une existence bien particulière mais ce mythe n’est pas confirmé par les faits. Bien souvent, ces hommes du fleuve exercent d’autres métiers en parallèle notamment pour pallier les fréquentes périodes d’inactivités dues aux basses eaux et aux crues.
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