Braconniers, gardiens de chèvres, passeurs, tireurs de sable… Tous ces hommes se côtoient au bord du fleuve. En effet, au-delà de la navigation, le Rhône est, jusqu’au milieu du XIXème siècle, le support d’une foule d’activités et de petits métiers qui représentent une source de revenus complémentaire, voire essentielle, pour les riverains.
Les multiples pratiques que le Rhône accueille ne sont pas toutes compatibles et les conflits sont fréquents. Néanmoins, tous les utilisateurs du fleuve sont unanimes face aux bateaux à vapeur qui polluent l’eau, créent des remous faisant fuir les poissons, submergent le plan de travail des lavandières ou coulent les moulins les plus fragiles. L’aménagement du Rhône par son endiguement va peu à peu faire disparaître ce foisonnement des « bords de l’eau ».
L’accès au fleuve devient mal aisé, ce qui provoque la désertion de ses berges et l’abandon progressif du rapport privilégié que les riverains entretiennent avec leur cours d’eau. Aujourd’hui, des actions de revalorisation du Rhône sont entreprises afin que les populations voisines se réapproprient le fleuve et que de nouvelles pratiques s’instaurent.
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1. Les lavandières, un métier au féminin
2. Le pirate, un pêcheur clandestin