Forêts alluviales et terrestres, roselières, marais, lônes, prairies, bancs de graviers… Autant de milieux naturels qui font la richesse et la valeur écologique du fleuve Rhône. © Compagnie Nationale du Rhône Directement liée à la présence du fleuve, la forêt alluviale constitue un écosystème forestier complexe et diversifié. Des sous-bois denses, des lianes abondantes constituent ses principales caractéristiques.
La forêt alluviale et notamment la ripisylve (en bordure de berges) sont indispensables à la bonne stabilité des sols et des rives du fleuve. Elles contribuent également à la dépollution naturelle des eaux, en filtrant les sédiments.
Dans cette forêt alluviale se côtoient notamment les saules dans les parties basses inondées annuellement, les peupliers et les frênes, dans les terrains moins humides.
La forêt alluviale est aujourd’hui en régression, soumise à la pression agricole et industrielle, à la réduction des surfaces inondées par les crues suite aux aménagements fluviaux, mais aussi, ponctuellement, à l’abaissement des nappes phréatiques. Elle est également envahie d’espèces exotiques parasites (Renouée du Japon, Erable Negundo, Ambroisie…) qui prolifèrent rapidement au détriment de la flore locale, et qui peuvent engendrer des déséquilibres écologiques importants. Dans la vallée du Rhône, le long du fleuve, des formations forestières alluviales subsistent abritant jusqu’à 15 à 20 espèces ligneuses différentes dont l’orme lisse qui peut atteindre 35 mètres. Cette essence fait l’objet d’un inventaire national et de mesures de conservation.
Afin de préserver les boisements alluviaux, des plans de réhabilitation ont été engagés par les structures de gestion, soutenus par l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, la Compagnie Nationale du Rhône et des acteurs locaux.
De la Suisse à la Camargue, une forêt terrestre pousse sous des climats différents et sur des sols contrastés et s’étend tout au long du fleuve : chênes, résineux, taillis… abritent des plantes et espèces animales remarquables. Ces espaces font eux aussi l’objet de plans de gestion menés par la Compagnie Nationale du Rhône et l’Office National des Forêts. © Compagnie Nationale du Rhône Bras secondaires du fleuve, les lônes vivaient au rythme des divagations du Rhône et ses crues, se remplissant en recevant une partie du débit du fleuve. Suite aux aménagements réalisés à partir de la fin du XIXème siècle, le fleuve, assagi, est coupé de ses bras secondaires, dont les hauteurs d’eau et le débit diminuent entrainant un boisement progressif de ces lieux qui perdent alors toute leur richesse écologique.
Aujourd’hui, les lônes font l’objet de programmes de restauration écologique et de mise en valeur : parmi les actions mises en œuvre, figurent notamment le curage des lônes, l’augmentation du débit réservé et la remise en communication avec le fleuve. |