L’ombre commun possède un corps allongé avec un dos trapu, une petite bouche garnie de dents ainsi que des yeux étirés en pointe vers l’avant qui facilitent son identification. Il fréquente les eaux pures, courantes, aux fonds de galets et graviers. Sans être grégaire, il vit en banc de même classe d’âge. Il se trouve en compétition avec la truite et le barbeau qui se disputent la faune du fond et s’attaquent à ses œufs. Ses zones de frayère se situent dans les hauts fonds des petits affluents, où le courant s’accélère.
L’ombre commun, lui aussi, fait l’objet de mesures de protection car la pollution et les aménagements des cours d’eau ont restreint son aire de répartition. Il est considéré comme une espèce vulnérable. Encore très présent dans l’Ain, il fait la joie des pêcheurs à la mouche ; auparavant également bien représenté sur le haut Rhône, il constitue une des victimes de l’aménagement du fleuve. La mise en œuvre du Plan décennal de restauration hydraulique et écologique pourrait être favorable à son retour, ce qui représente aussi un enjeu non négligeable en matière de tourisme de pêche pour ce territoire en voie de reconquête d’une nouvelle attractivité.
© Jiri Maly - Ombre commun