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Hier de multiples métiers et activités

Au moment où l’on parle de réappropriation du fleuve par les riverains, on peut évoquer les relations quotidiennes qu’ils entretenaient avec la Saône et le Rhône, qu’il s’agisse des métiers des rives, aujourd’hui disparus ou des pratiques sportives et de loisirs.
Sont ainsi incontournables :
- les plattes, bateaux-lavoirs carrés à fond plat, véritables lieux de vie. Les plattes froides devinrent chaudes grâce à l’arrivée de la chaudière à la fin du XIXème siècle,
- les bêches, bateaux utilisés pour traverser les fleuves avant les ponts. Elles servirent également de bassins de natation, les premières écoles de natation ayant vu le jour à leur bord.
- les moulins flottants,…
sans oublier les tireurs de sable, les scaphandriers pour la construction des ponts, les matelassiers, les tailleurs de pierre, les pilotes pour guider sur le Rhône les conducteurs de bateaux, les crocheteurs ou portefaix qui effectuaient un travail de haleur et de docker,…

Dès l’Antiquité, le commerce fluvial a donné naissance à des ports comme en témoignent les  découvertes archéologiques au cœur de Lyon lors des travaux de construction d’un parking dans le quartier Saint-Georges, secteur baptisé “ Port Sablé ” dans le Plan scénographique de la ville de Lyon dressé au XVIème siècle. Six embarcations de l’époque gallo-romaine ont été mises à jour de même qu’une autre datée du XVIIIème siècle. Il s’agit peut-être d’une “ couzonnaire ”, utilisée pour l’acheminement des pierres de Couzon.  Chaque port avait une spécificité quant aux marchandises déchargées. Ainsi le port puis le quai de la Pescherie affirme clairement sa vocation de commerce des poissons. L’activité de la batellerie rhodanienne  et du transport fluvial est à son apogée dans le deuxième quart du XIXème siècle, époque qui permet de parler d’économie fluviale.

Suite aux inondations de 1856, des digues et des quais sont construits selon un modèle uniforme, en pierre blanche de Villebois. En partie haute, une promenade plantée de platanes, puis un mur droit comportant un escalier ou une rampe d’accès permettent d’accéder à un bas-port équipé d’abreuvoirs pour les chevaux et utilisé comme lieux de baignade aux beaux jours. La navigation  avec l’avènement de la vapeur devient le mode de transport prédominant, les fleuves sont aménagés, on construit des ponts, les chantiers de construction fluviale se multiplient. Au milieu du XIXème siècle le transport fluvial représente 75% du transport lyonnais. Une gare d’eau à Perrache, puis une seconde à Vaise, destinées aux liaisons entre chemin de fer et voie d’eau sont créées.  Le chemin de fer est considéré alors comme complémentaire à la voie d’eau. Mais le XXème siècle inverse la tendance. La concurrence de la voie ferrée s’avère inéluctable pour le transport des marchandises . Sans oublier celle du transport routier. Ces divers éléments concourent à une perte de contact avec les fleuves.

. Hier de multiples métiers et activités
Aujourd’hui, un rôle économique dominant