L’heure est au transport intermodal, partagé entre voie d’eau, voie ferrée et route. Certes le Rhône n’assure que 2% du transport fluvial de marchandises sur les 5% avérés au niveau national, mais le fret fluvial est en plein essor, en hausse croissante. Sur le territoire du Grand Lyon, le Port de Lyon Edouard Herriot s’affirme comme un pôle logistique de premier plan. Situé à l’entrée sud de l’agglomération il couvre plus de 180 ha et offre 109 ha de terrains à vocation industrielle et logistique. Géré par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) depuis 1937, il concentre l’ensemble des modes de transports et services nécessaires aux échanges modernes. Il dispose d’un terminal à conteneurs qui le hisse au rang des premiers ports intérieurs français.
Le Port Rambaud sur la Saône, créé en 1926, suite à la fermeture de la gare d’eau de Perrache, a joué un rôle d’entrepôts pour les négociants en charbon notamment, mais abandonné au profit du port Edouard-Herriot, il est fermé dans les années 90. Cependant, sa reconversion est d’ores et déjà en marche.
Une autre structure portuaire du Grand Lyon est le port pétrolier de Givors, depuis l’entrée en janvier 2007 de la commune dans la structure intercommunale. A la confluence du Rhône et du Gier, ce port, auparavant dévolu au stockage des carburants pétroliers, va accueillir la division “ additifs et carburants spéciaux ” de Total. Les six cuves vont à terme disparaître pour laisser la place à une usine ultra moderne de carburants, un centre de compétences mondiales dans le domaine des additifs et carburants spéciaux.
La fonction économique du fleuve se vérifie également au niveau du tourisme fluvial. Dans le cadre du Plan Bleu , des haltes fluviales ont ainsi été créées, des projets d’envergure pour la reconquête des berges sont en cours comme sur la rive gauche du Rhône.
La ville renoue avec ses fleuves qui ont été determinants quant à son implantation et son urbanisation.
. Hier de multiples métiers et activités
. Aujourd’hui, un rôle économique dominant