À l’amont immédiat de Lyon se situe l’un des plus grands parcs périurbains d’Europe : celui de Miribel-Jonage. Cette zone constitue l’une des plus vaste plaine de divagation du Rhône sur près de 3000 hectares. L’aménagement, au XIXè siècle, du canal de Miribel, puis du canal de Jonage, crée une île qui résiste à l’urbanisation et à l‘expansion de la ville grâce à son caractère inondable. Ce site illustre parfaitement les enjeux qu’affrontent les villes riveraines d’un cours d’eau : à l’amont, on protège la ville contre les crues et on capte les eaux pour la consommation urbaine tandis qu’à l’aval, on utilise le fleuve pour les industries et l’évacuation des eaux.
À partir des années soixante, le site se transforme en base de loisirs. Ainsi, le SYMALIM (Syndicat mixte propriétaire du parc) et le SEGAPAL, son gestionnaire, développent le parc en fonction des besoins de la population, en quête de verdure et de sports nautiques.
Mais les aménagements et l’essor rapide du pôle de loisirs font apparaître des dysfonctionnements aux dépends du milieu naturel : affaissement du canal de Miribel, intensification de l’agriculture…En 1992, le site est classé en zone inaltérable et le parc « semi naturel » devient « parc nature ». Une charte d’aménagement fixe les priorités : compter avec le système fluvial plutôt que de le combattre ou de l’ignorer et rendre complémentaires les différentes fonctions de l’espace (préservation de l’environnement, tourisme et loisirs).
Aujourd’hui le parc de Miribel-Jonage est pensé comme une liaison entre la ville et la nature et offre une grande diversité d’activités ludiques et sportives.