À partir de 1928, pour pallier le manque de bateaux de plaisance, le deuxième congrès de l’Union Générale des Rhodaniens lance un appel aux fabricants français pour étudier et construire des appareils permettant de naviguer sur le fleuve.
Mais seule la société « Les hydroglisseurs du Comte Lambert » répond à cette sollicitation. Leur proposition ne trouve cependant pas d’échos, car l’utilisation de ces engins n’est pas vraiment adaptée au confort des plaisanciers : trop bruyants, trop chers, trop rapides, trop exigus, trop de vent…
Ce n’est qu’en 1934 que le Rhodania, bateau de tourisme à hélice propulsé par un moteur diesel, commence enfin à sillonner le fleuve.
Si en 1986, on ne compte qu’un seul paquebot fluvial présent sur le bassin fluvial Rhône-Saône, « l’Arlène » de la Compagnie française Aqua Viva Viking, en 1995, ils sont 6, puis 11 en 2006 et bientôt douze affrètés par sept compagnies, française mais aussi allemande, hollandaise et suisse. Le nombre de passagers effectif est estimé à environ 80% de remplissage sur 34 semaines par an. A côté de ces bateaux, dits « captifs » sur le bassin, s’ajoutent des bateaux de passage, de plus petite taille pouvant accéder au réseau freycinet.
Ces paquebots permettent de découvrir les charmes de la vallée du Rhône ; suivant les fluctuations du marché, les compagnies auxquelles ils appartiennent les font naviguer aussi bien sur le Rhin ou le Danube.