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Les bateaux à passagers



© Maison du fleuve Rhône

La navigation sur le Rhône est d’abord indifféremment dédiée au service du transport de marchandises que de passagers. Puis le développement des échanges commerciaux rend difficile la cohabitation de ces deux types de déplacements et les bateaux à passagers apparaissent.

Les trajets longs et laborieux empêchent leur réel développement et c’est grâce à la vapeur que les navires de voyageurs se rentabilisent avant que le chemin de fer n’impose définitivement sa domination au début du XXème siècle.

En 1912, la Compagnie Lyonnaise de Navigation de Plaisance (CLNP) est créée : le tourisme apparaît sur le Rhône avec le « Ville de Lyon » qui effectue son premier voyage en 1914.

© Maison du fleuve Rhône

Mais la carrière de ce magnifique navire pouvant accueillir près de 1 000 passagers est de courte durée puisque neuf ans plus tard il se brise sur les piles du pont de Teil, sans avoir vraiment eu l’occasion de servir le tourisme et les voyages, les quatre années de guerre ayant limité son utilisation.

À partir de 1928, pour pallier le manque de bateaux de plaisance, le deuxième congrès de l’Union Générale des Rhodaniens lance un appel aux fabricants français pour étudier et construire des appareils permettant de naviguer sur le fleuve.

Mais seule la société « Les hydroglisseurs du Comte Lambert » répond à cette sollicitation. Leur proposition ne trouve cependant pas d’échos, car l’utilisation de ces engins n’est pas vraiment adaptée au confort des plaisanciers : trop bruyants, trop chers, trop rapides, trop exigus, trop de vent…

Ce n’est qu’en 1934 que le Rhodania, bateau de tourisme à hélice propulsé par un moteur diesel, commence enfin à sillonner le fleuve.
Si en 1986, on ne compte qu’un seul paquebot fluvial présent sur le bassin fluvial Rhône-Saône, « l’Arlène » de la Compagnie française Aqua Viva Viking, en 1995, ils sont 6, puis 11 en 2006 et bientôt douze affrètés par sept compagnies, française mais aussi allemande, hollandaise et suisse. Le nombre de passagers effectif est estimé à environ 80% de remplissage sur 34 semaines par an. A côté de ces bateaux, dits « captifs » sur le bassin, s’ajoutent des bateaux de passage, de plus petite taille pouvant accéder au réseau freycinet.
Ces paquebots permettent de découvrir les charmes de la vallée du Rhône ; suivant les fluctuations du marché, les compagnies auxquelles ils appartiennent les font naviguer aussi bien sur le Rhin ou le Danube.

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