De nombreuses pierres, ordinairement cachées sous les eaux, et qu'on ne voit que très rarement, présagent des malheurs lorsqu'elles sont découvertes et l'on prétend même que certaines portent des inscriptions qui annoncent leur mission :
« Ceux qui m’ont vu ont pleuré, ceux qui me voient pleureront ». Ainsi, sur la rive gauche du Rhône, à Flévieu (sud de Lyon), se cache l’une de ces pierres maudites. Sur ce rocher que le fleuve n’a pu qu’élimer et polir, et contre lequel les mariniers et leurs bateaux risquent de se fracasser pendant les périodes de sécheresse, une inscription de ce type apparaît. Lorsque le rocher et sa devise sont visibles, le Rhône est alors dans ses plus basses eaux, annonçant sécheresse, famine et misère pour les riverains.
D’autres rochers sont liés à la légende de Garguantua comme ceux de Pierrelatte ainsi que de « la peyra qué roda » près de Tarascon. Dans les deux cas, le géant fatigué se serait reposé un instant, se rafraîchissant de l’eau du Rhône, et aurait laissé sur le sol un caillou pris dans sa chaussure et le gênant pour marcher.
Enfin d’autres pierres sont quant à elles bénéfiques comme celle de Pierre-Bénite où une croix sculptée et une cuvette en forme de bénitier permettent aux mariniers de se signer et de recommander leur salut à leur patron Saint Nicolas avant d’affronter les dangers de la rivière.