Seyssel
© Compagnie Nationale du Rhône
Port terminal de la navigation sur le Rhône, mais aussi port fluvial de Genève, Seyssel (Savoie) enregistre au XIVème siècle, 2 260 bateaux chargés de sel et 1 341 radeaux de bois. Au-delà, la navigation sur le fleuve est empêchée par les « pertes du Rhône » (canyon en amont de Bellegarde) puis au XXème siècle par la réalisation du barrage de Génissiat . Avec trois chantiers fluviaux, Seyssel est également un centre de construction batelière de grande réputation, un type de bateau circulant sur le Rhône tient d’ailleurs son nom de la cité qui le fabrique : les seysselandes. Cette place prépondérante s’explique par la proximité de la matière première : en Savoie, les sapins bordent le fleuve, fournissant des bois longs en grande quantité et à moindre prix.
Ainsi, au Moyen-Âge, le port de Seyssel possède une grande importance dans la navigation rhodanienne et dans le développement économique de la région. Depuis longtemps et jusqu’à la Révolution, la majorité des habitants de la ville s’adonnent à l’industrie des transports. Ils forment trois corporations distinctes : les naufetiers (conducteurs de barques), les fustiers (fabricants de bateaux) et les rouliers (transporteurs routiers des marchandises débarquées à Seyssel).
Parmi les produits conduits à Seyssel par les mariniers, on trouve principalement le sel de Méditerranée, les étoffes ou le blé tandis qu’à la descente ce sont la pierre de Seyssel, les vins de Savoie, le charbon de bois, les fruits ou le bois qui sont transportés.
La ville tente aujourd’hui de retrouver une partie de son activité fluviale grâce à l’implantation d’un port de plaisance.