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Les ports de Lyon



© Maison du fleuve Rhône

À l’époque antique et au Moyen-Âge, Lyon se développe d’abord autour de la Saône et se tourne peu vers le fleuve dont la rive gauche reste sauvage. Ainsi, les multiples ports de Lyon sont principalement situés sur la rivière au courant moins inhospitalier en comparaison de celui du Rhône, difficilement navigable et d’autant plus au-delà de la cité. D’autre part, la majorité des transports fluviaux continuent leur route sur la Saône, le commerce de cette époque étant principalement tourné vers les régions du nord. La prospérité commerciale de Lyon est telle qu’au XVIIIème siècle, on compte dix-neuf ports installés de part et d’autre de la Saône et sur la rive droite du Rhône.

Deux tableaux de Nivard conservés au musée Gadagne (Lyon) attestent de l’intensité de ce trafic et de l’importance des ports. Il faut néanmoins rappeler que les installations nécessaires aux ports fluviaux sont bien moins importantes que pour les ports maritimes : bien souvent des quais et des appontements suffisent. Chacun de ces ports se spécialise dans un type de produits : sable, pommes…

Au cours du XIXème siècle, la concurrence du transport par terre puis par fer provoque la diminution du trafic fluvial et par conséquent du nombre de ports sur la Saône qui se mécanisent fortement pour faire face aux exigences du commerce moderne.


Vue du port Edouard Herriot
© Compagnie Nationale du Rhône

Au XXème siècle, l’aménagement du Rhône redonne à Lyon une place importante dans les échanges fluviaux. En rive gauche de la Saône, le port Rambaud est créé en 1926 suite à la fermeture de la gare d’eau de Perrache. Il exerce une activité de stockage, pour les négociants en charbon notamment. Concédé à la Chambre de Commerce de d’Industrie de Lyon, il est repris par Voies Navigables de France lorsque la CCIL décide de recentrer ses activités en rive gauche du Rhône. Fermée en 1990, cette ancienne zone portuaire de 108 ha est en cours de reconversion. Elle constitue un patrimoine immobilier à valoriser et s’oriente dans le cadre du programme urbain Lyon Confluence vers l’accueil d’activités de loisirs et culturelles.
 
Aménagé par la Compagnie nationale du Rhône en 1937, le Port de Lyon Edouard Herriot (PLEH) couvre plus de 180 ha et offre 109 ha de terrains à vocation industrielle et logistique. Relié à 550 km de voie d’eau (Rhône et Saône), le port dispose d’une excellent desserte conjuguant : fluvial, fluvio-maritime, rail, route et pipe-line.
 
Plate-forme multimodale, le PLEH a enregistré en 2005 un trafic total de marchandises tous modes confondus dépassant les 10 millions de tonnes dont 1,25 millions de tonnes transportées par voie d’eau. Premier port intérieur français pour le trafic de conteneurs, il est le port avancé de Marseille. Lyon-Terminal, filiale de la CNR, gère cette activité “ conteneurs ” qui est en pleine expansion ( + 27%  en 2005 par rapport à 2004). Le PLEH vient de se doter d’un second terminal à conteneurs sur 10 ha avec un nouveau quai, une voie ferrée et un portique de manutention.

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© Maison du fleuve Rhône - Vue du port Edouard Herriot