photo : V. Vedrenne
© CDT Drôme
Valence doit son développement à sa situation privilégiée au croisement des voies de communication terrestre et fluviale. Ainsi, dès l’époque romaine puis au Moyen-Âge, la cité prospère et tire une large partie de ses ressources du commerce du sel provenant notamment des salines de Peccaïs en Provence. Le passage des bateaux transportant cette denrée précieuse est l’occasion pour les Valentinois de percevoir des taxes.
En effet, le sel arrivant au port de la pêcherie est systématiquement débarqué puis réembarqué sur des navires plus facilement manoeuvrables. Ce port important accueille au XIXème siècle de nombreux bateaux à vapeur, tandis qu’un tramway est mis en service sur les quais afin de desservir les entrepôts et donc faciliter le transport des marchandises. Aujourd’hui, le port de Valence s’est reconverti dans le tourisme fluvial et plus particulièrement dans le transport de passagers en devenant le premier port de plaisance du Rhône.
Créé à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Drôme, le port de plaisance de l’Epervière offre aujourd’hui 420 places à l’amarrage et une zone technique de 60 places. Depuis les années 2000, l’extension de ses équipements s’accompagne d’une démarche qualité. Certifié ISO 9001-2000 en juin 2003, puis récompensé en 2005 avec l’obtention de l’Ancre d’Or décernée par le magazine Fluvial, et l’attribution du label Pavillon Bleu d’Europe, le port de l’Epervière s’engage aujourd’hui dans la démarche ISO 14001 afin de valoriser le travail environnemental accompli depuis plusieurs années. Le port, contact avec le fleuve, est un lieu de vie ouvert à tous, plaisanciers ou non. Et sa fréquentation ne fait que s’accroître.
Mais Valence continue également à vivre du transport de marchandises par voie fluviale avec son port de commerce de Portes-lès-Valence ouvert sur la Méditerranée et l’Atlantique grâce aux fluvio-maritimes, tout en desservant l’Allemagne, la Belgique ou la Hollande.
Port céréalier, à l’origine, il a diversifié ses produits et son trafic. Le site a mis en place une multimodalité, au service des entreprises, et s’est doté d’une plateforme conteneurs. Sur 41 ha sont ainsi disponibles un quai de 340 mètres, une grue pour la manutention, des hangars de stockage, des entrepôts, un terminal céréalier, un pôle bois (séchage, stockage, tri,…), une maison du transport et de la logistique,…sans oublier une liaison avec le réseau ferré de la Zone industrielle portuaire.