Accueil

Recherche

Les sites utiles Goodies Plan du site Infos légales

Le site portail du fleuve

 
Présentation Encyclopédie Actualités Projets Cartographie

Encyclopédie

Géographie et histoire
Développement économique
Le fleuve, épine dorsale d'un terroir agricole
La pêche professionnelle
Le flottage du bois
Le transport de marchandises
Le transport par voie d'eau hier et aujourd'hui
L'hydroélectricité, une énergie immédiate renouvelable
L'industrie
Le tourisme
Aménagement du territoire
Patrimoine naturel et environnement
Patrimoine culturel
Sport et loisirs
Les fleuves : singularités de l'agglomération lyonnaise
Les mots du fleuve

Le transport par voie d'eau hier et aujourd'hui


Port St Louis Salin Giraud
© Compagnie Nationale du Rhône

Axe majeur qui relie l’Europe du Nord à la Méditerranée, le Rhône a servi dès la Préhistoire de voie d’échanges. Produits alimentaires et matériaux y transitent.

Pendant la période gallo-romaine, le trafic commercial du fleuve prospère. À l’époque, le transport fluvial est moins onéreux et plus sûr, bien que de toute manière risqué, que le transport par voie de terre. À chaque point de partage des eaux ou secteur non navigable, les hommes déchargent les marchandises sur des chariots. Il est probable que le Rhône ait été le fleuve le plus fréquenté de l’Empire romain, le Nil excepté.

Au Moyen-Âge, 80% des échanges se font par voie d’eau. Le Rhône et ses affluents occupent une place privilégiée dans le commerce des métaux, du bois des étoffes et des céréales.

Le milieu du XIXème siècle voit s’amorcer le bras de fer entre fleuve et chemin de fer. Si l’eau sort grandie de cet affrontement, c’est grâce au plan du Baron Freycinet qui vise à encourager le développement de l’industrie lourde française, en améliorant les conditions de transport de matières premières. Cette mesure engendre un double bouleversement du transit par les fleuves. L’amélioration du réseau fluvial tout d’abord, grâce à la réalisation de 468 km de nouvelles voies navigables et la modernisation de 2 453 autres. L’autre évolution concerne la mécanisation des bateaux eux-mêmes.

Dans la seconde partie du XXème siècle, le fleuve passe de nouveau sur le devant de la scène. Alors que les voies navigables sont négligées au niveau national, le Rhône se démarque par ses projets de canalisation. Ces aménagements donnent un coup de fouet aux transports fluviaux en ouvrant le Rhône à la navigation à grand gabarit sur plus de 300 km de Lyon à la mer.
 

Aujourd'hui

Si le transport fluvial ne constitue que 4% du trafic national de marchandises parce qu’il est moins rapide et moins compétitif en terme de coût, il possède cependant des atouts non négligeables.

Dans un contexte européen de plus en plus favorable aux modes des transports alternatifs à la route saturée, la voie d’eau reste une
solution performante et respectueuse de l’environnement. Elle consomme moins d’énergie, est moins polluante et moins bruyante qu’un train, un avion, ou un camion.

Ce moyen de transport offre également un avantage majeur qui réside dans sa capacité de stockage : pour transporter 4400 tonnes un seul convoi poussé (composé de deux barges) est nécessaire ce qui correspond à un acheminement par voie ferroviaire de 110 wagons de 40 tonnes chacun, ou de 220 camions de 20 tonnes. Un convoi de 4 000 tonnes toutes les heures remplace un poids lourds toutes les minutes. Certes le temps de parcours est plus long, ne serait-ce que pour un convoi poussé qui ne dépasse pas les 15km/h, mais d’autres atouts pallient cet handicap tels que le coût énergétique : le transport fluvial consomme cinq fois moins de carburant que le transport routier.
Le transport fluvial rhodanien  a enregistré en 2005 une forte croissance  avec 5,53 millions de tonnes manutentionnées (+ 16% par rapport à 2004) et 96 232 éclusages (+ 2%) dont 9071 éclusages nocturnes.
Quant aux marchandises transportées elles concernent les minéraux bruts (39%), les produits agricoles (14%), les produits chimiques (10%) et les combustibles (7%).