De Shanghaï à Buenos Aires en passant par Paris, toutes les villes fluviales se tournent à nouveau vers leurs fleuves et tentent de réactiver leurs relations avec l’eau.
La volonté est aujourd’hui de renouer des liens, trop longtemps oubliés et disparus, entre les citadins, leurs cours d’eau et leurs berges.
Sur le Rhône, de nombreuses villes travaillent ainsi à la réhabilitation de leurs aires urbaines en espaces de loisirs et de détente au travers de thèmes comme l’environnement et le patrimoine, le développement des activités nautiques ou l’aménagement des berges.
D’un projet à l’autre, la même volonté se manifeste pour aménager de façon cohérente les espaces fluviaux, favoriser l’émergence d’usages nouveaux et retrouver une familiarité avec le fleuve.
En effet, la disparition des activités liées à l’eau comme celles des lavandières, des meuniers ou des passeurs a entraîné un abandon des espaces de transition de l’eau à la terre, lesquels sont devenus des dépotoirs et ont été envahis par les infrastructures routières (autoroutes, parkings…) créant une barrière supplémentaire entre le fleuve et les hommes.
Afin de recréer les liens entre le Rhône et ses riverains, des haltes nautiques sont réalisées, des pistes cyclables remplacent les parkings, tandis que des rampes de mise à l’eau pour les bateaux sont implantées. D’autre part, des espaces verts agréables et proches de l’eau sont restaurés et mis en valeur comme à Lyon (Le plan Bleu) avec le parc de Miribel-Jonage, le site Confluence ou le parc de Gerland.