Accueil

Recherche

Les sites utiles Goodies Plan du site Infos légales

Le site portail du fleuve

 
Présentation Encyclopédie Actualités Projets Cartographie

Encyclopédie

Géographie et histoire
Le fleuve Rhône
Un axe majeur de circulation des hommes et des marchandises
Histoire de la navigation
La barque, premier navire fluvial
Les bacs ou comment traverser le fleuve ?
Le halage
Des voiles latines sur le Léman
La vapeur, une révolution tardive
La péniche
Pousseurs et fluvio-maritimes
Les bateaux à passagers
Les ports
Les hommes du fleuve
Développement économique
Aménagement du territoire
Patrimoine naturel et environnement
Patrimoine culturel
Sport et loisirs
Les fleuves : singularités de l'agglomération lyonnaise
Les mots du fleuve

La vapeur, une révolution tardive


© Maison du fleuve Rhône

Le « pyroscaphe » ne vous dit rien ? Pourtant, il s’agit de l’ancêtre du bateau à vapeur conçu en 1783 par Jouffroy d’Abbans. Ce premier succès n’apporte ni gloire ni fortune à son inventeur qui meurt ruiné et presque oublié.

De nombreux obstacles retardent l’avènement de la navigation à vapeur. Jusqu’au début du XIXème siècle, aucune des diverses tentatives d’instauration de cette technique n’aboutit. C’est grâce à Robert Fulton que le premier vapeur est finalement exploité commercialement sur un service régulier en Amérique en 1806.

Rhône et Saône bénéficient tardivement de ce progrès : d’abord parce que le cours agité du premier rend difficile l’adaptation de cette nouvelle technique et d’autre part en raison de la résistance farouche opposée par la batellerie traditionnelle.

Mais, lorsqu’en juillet 1829, le « Pionnier », réalise en quatre jours le trajet Arles-Lyon, la navigation à vapeur se développe enfin sur le Rhône. En dix ans, les progrès sont considérables et le voyage Marseille - Lyon est réduit à deux jours seulement. Entre 1830 et 1840, quatre compagnies se créent, regroupant 22 navires, et transportent 90 .000 tonnes de marchandises par an.  La période de 1840 à 1850 marque l’apogée de la navigation à vapeur avec l’apparition de bateaux munis de machines françaises issues du Creusot (Loire). Les compagnies se multiplient, le tonnage et le nombre de passagers transportés vont croissants : 20.000 en 1838 et 70.000 en 1842.

Ainsi, apparaissent successivement sur le fleuve anguilles, grappins et toueurs à relais. Malgré tout, les équipages résistent encore tant bien que mal face à la concurrence acharnée que se livrent les compagnies de vapeurs.

Pourtant, les décisions successives de 1842 et 1852 engageant la construction d’une voie ferrée Lyon - Marseille annoncent le déclin de la vapeur pour laquelle les travaux d’amélioration du fleuve, nécessaires pour résister à la concurrence du rail, ne sont alors toujours pas réalisés.

Néanmoins, les différentes compagnies qui depuis 1840 sillonnent le Rhône, se regroupent pour tenter de sauver la navigation rhodanienne : la Compagnie Générale de Navigation est créée en 1858 ; elle sera bientôt la seule à subsister sur le Rhône et cessera définitivement son activité en 1956.

____________________________________

Découvrez les deux types de vapeurs :

1. Anguilles et grappins
2. Le touage