Chef-lieu de canton du département de l’Ain, situé à la confluence du Rhône et de la Valserine, Bellegarde-sur-Valserine compte aujourd’hui près de 12 000 habitants.
Érigée en commune sous Napoléon III en 1858, Bellegarde n’est alors qu’un hameau, qui prend progressivement de l’importance en raison du développement des voies de communication et de sa position de frontière avec la zone franche.
Construite à cette période, la gare permet le développement d’une importante activité industrielle. Scieries, usines de papier, filatures … s’installent le long du Rhône et de la Valserine, dont elles utilisent la force motrice pour produire de l’électricité.
La ville s’accroît jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale, date à laquelle la création du barrage de Génissiat lui fait ombrage : le patrimoine des premières usines hydroélectriques et les pertes du Rhône, très touristiques, sont en effet engloutis par les eaux, privant la ville d’atouts touristiques importants.
Sa fusion avec deux villages limitrophes (Coupy en 1966 et Arlod en 1970) lui permet toutefois de retrouver son dynamisme, confirmé par l’arrivée du TGV et l’achèvement de l’autoroute Lyon – Genève – Tunnel du Mont-Blanc.
La réhabilitation de son image et son statut de porte du Parc naturel régional du Haut-Jura, viennent aujourd’hui conforter son image.