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Lyon



Lyon . Pont Lafayette
© Esprit Public

Avec plus de 400 000 habitants (et près de 1,3 million dans l’agglomération), Lyon est la troisième ville de France et la deuxième agglomération après Paris. Traversée par le Rhône et la Saône, la ville de Lyon a entretenu des relations fluctuantes avec ses fleuves.

Jusqu’au XIXème siècle : la ville au bord de l’eau



Faute de moyens techniques pour dompter les fleuves, les riverains s’accommodent au mieux des contraintes hydrauliques du Rhône et de la Saône.
. La Saône, aisément navigable grâce à sa faible vitesse, est très fréquentée (passagers et marchandises), occasionnant même de véritables embouteillages dans le centre de Lyon. Un très grand nombre de villages et de maisons sont construits directement au bord de la rivière.
. Le Rhône quant à lui est animé d’un courant très fort qui gêne la navigation. En outre, il divague lors des crues et laisse derrière lui ses anciens bras, devenus de petits lacs, qui occupent toutes les parties basses des terrains de l’agglomération. Il est toutefois utilisé : moulins, bacs à traille, pêche… En rive droite, la ville se défend du fleuve par des murailles. Sur la rive gauche, on trouve un paysage de brotteaux.

XIXème-XXème siècle : la construction des quais



Au XIXème, siècle des aménageurs, la ville se dote de quais, de bas-ports continus et de ponts. La navigation gagne ses lettres de noblesse, grâce à l’apparition de la vapeur, à l’aménagement de la Saône, puis à la construction de canaux sur le Rhône (Miribel et Jonage). Ces nouvelles activités engendrent une perte de contact direct des habitants avec le fleuve.
 

Deuxième moitié du XXème siècle : les fleuves oubliés



À cette époque, la navigation se transforme profondément : les marchandises quittent les bas-ports pour des ports situés en périphérie (Edouard Herriot) et le transport de passagers décroît. Parallèlement, les berges sont occupées par les nouvelles infrastructures routières (A7…) ou par des espaces de stationnement, tandis que la construction de barrages nivelle les niveaux des fleuves et les assagit. Seules certaines activités de loisirs comme la pêche et la navigation de plaisance permettent encore de fréquenter le fleuve…
 

Aujourd’hui, des fleuves à reconquérir



Longtemps délaissées, les berges font l’objet de projets d’aménagement : activités de découverte de la nature, de plaisance, de loisirs. 

. En savoir plus sur le grand projet de reconquête des berges à Lyon